Je me réveille vers 6h du matin, et jète un œil par le hublot: j’aperçois pas mal de lumières. Ce coup-ci, c’est sûr: il ne s’agit pas comme la veille au soir de centaines de bateaux de pêcheurs qui illuminent la mer, mais bien de lumières fixes indiquant la terre ferme. Je me dis qu’on a effectué la traversée plus rapidement que prévu, et me réjouis déjà d’avoir plus de temps à Shanghai pour profiter de cette nouvelle belle journée. Mais j’ai encore une fois tout faux: au final, le bateau restera ancré toute la matinée dans la baie de Shanghai, et c’est avec 3 heures de retard sur l’horaire prévu qu’on finira par débarquer.


Mais arriver en bateau à Shanghai a été un grand moment. Car la ville est construite autour d’une sorte d’autoroute liquide qui serpente entre les gratte-ciels tous plus futuristes les uns que les autres. Combiner ça avec un ciel bleu légèrement voilé par un léger voile blanc (certainement de la pollution) et le rythme lent imposé par la navigation fluviale, et ça vous donne une atmosphère futuriste – digne des meilleurs jeux vidéos – qui m’a donné l’impression d’avoir été transporté dans un film de science-fiction. Et ce qui est très fort, c’est qu’au final, tu débarques en plein centre-ville. Même les gares routières ne sont pas aussi bien placées que le débarcadère !






Ce moment a au final été le seul événement réellement marquant de la journée déjà bien avancée. En arrivant en ville, le couple taïwanais me propose de me prendre avec eux dans leur taxi pour aller à la banque afin d’échanger des devises, ce que j’accepte volontier. Ensuite, j’ai consacré la fin d’après-midi à rechercher l’auberge de jeunesse que j’avais réservé il y a 2 mois (j’avais besoin d’une adresse pour le visa chinois), qui s’est avérée être plus que spartiate. Et pour finir, le soir, je suis aller voir à quoi ressemblait le quartier du Bund la nuit.

Le lendemain, après avoir péniblement transféré quelques photos pour alimenter ce blog (la piètre qualité de la connection wifi et le « Great Chinese Firewall » n’aident pas), je décide de me balader à pied direction un parc de la ville.





En chemin, un chinois m’interpelle. Au début, je pense qu’il veut me vendre un massage genre « avec finition », ou « happy end » (je ne compte plus le nombre de fois où j’ai refusé ce type de proposition), mais j’étais bien loin du compte.
En fait, il voulait simplement que je le prenne en photo avec son smartphone. Il s’en suis un petite discussion assez banale sur le trottoir, jusqu’à ce qu’il me dise qu’il s’apprêtait à aller boire un thé et qu’il m’invite à le rejoindre. J’accepte avec enthousiasme, et on se retrouve 10 minutes plus tard chez une mamie qui nous sert 3 thés différents (il y en avait bien plus, mais on s’est arrêté à trois), en agrémentant son service très ritualisé et cérémonieux de multitudes d’explications, bien entendu en chinois. 人到中年 – qui s’appelle aussi James et qui maîtrise l’anglais à la perfection – me traduit le discours de cette vieille dame au fur et à mesure de la dégustation. Il m’explique aussi qu’il travaille dans l’export (en France, on bosse dans l’import/export: ici, juste dans l’export…), qu’il a travaillé tout le week-end à cause de la foire internationale qui vient de se clôturer, et que du coup, il a son lundi et son mardi de libre. Vu qu’il me questionne sur mon emploi du temps de la journée, je lui explique que je compte visiter un parc et que je voulais également me renseigner pour éventuellement acheter une carte SIM chinoise.
Il m’informe que malheureusement, le parc en question est fermé pour travaux, mais qu’il se ferait un plaisir de m’aider à solutionner mes problèmes de téléphonie.


Et c’est ce qu’on a fait une fois la dégustation de thé terminée. Il m’a également validé mon inscription sur WeChat, l’application incontournable en Chine qui est une sorte de fusion entre Facebook, Google Map et Apple Pay, et qui est utilisé par quasiment tout le monde comme moyen de payment électronique (équivalent de notre carte bleu). Car pour pouvoir s’enregistrer dans cette application, il faut qu’une personne qui a déjà un compte valide votre inscription !
Bref, j’aurai au final passé une grosse partie de mon après-midi avec James, qui a été d’une gentillesse admirable. Encore 1000 merci à lui !
En soirée, je me dirige vers la gare ferroviaire de Shanghai : pour la première fois de mon voyage, je vais voyager de nuit dans un train couchette, direction Pékin. Je vais pouvoir vérifier si les places « hard sleeper » sont aussi durs que le laisse présager leur noms.
Hello, hello,
Bon sejour en Chine, Gros, où apparemment il vaut mieux y rentrer en bateau qu’en avion.
J’attends avec impatience d’aussi chouettes photos que celles du Japon.
Bizzz
Hello,
C’est top le blog !!
Je me régale à chaque fois 😉
Par contre Hunt, c’est mieux d’arriver en bateau qu’à pied par la Chine non ?
Je ne sais pas si c’est mieux, mais il y a des chances que je quitte la Chine à pied 😉
coucou! toujours un regal , te lire, les photos … Magnifique!!Et incroyable comme tu fais et provoque et accepte d incroyables rencontre!! tu es decidement fais pour ca!! et je me repete,magnifiques photos et ecriture impec!! t es un pro !! bisous